Colonies d’Hirondelles de rivage

8 07 2015

colonie

Colonie d’Hirondelle de rivage en baie du Mont Saint-Michel

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans la Revue d’Ecologie (Terre et Vie) : Fournier J., Corbeau A. et Le Mao P. 2016. Morpho-sédimentologie des sites naturels littoraux colonisés par l’Hirondelle de rivage (Riparia, riparia).

L’Hirondelle de rivage Riparia riparia revient annuellement sur un même site pour y établir une colonie. Ces sites sont naturels ou d’origine anthropique mais toujours soumis à des changements permanents. L’espèce se caractérise par sa capacité à creuser des tunnels dans lesquels elle mène à bien son cycle de reproduction. Plusieurs auteurs ont tenté d’identifier les critères utilisés par les hirondelles pour choisir un site favorable à l’installation d’une colonie Parmi les nombreux paramètres qui peuvent contribuer à expliquer la localisation des colonies, les paramètres morpho-sédimentaires ont été assez peu documentés. Parmi les facteurs abiotiques, la composition des particules du sol semble jouer un rôle important dans la profondeur des tunnels qui est directement proportionnelle au succès de reproduction. L’objectif de cet article est de contribuer à combler cette lacune à partir de travaux réalisés sur deux colonies situées en domaine littoral. Il s’agit d’étudier l’effet supposé des paramètres morpho-sédimentaires sur la présence et la disposition des tunnels, leur profondeur et si les sites colonisés possèdent des caractéristiques différentes des sites proches, favorables en apparence et pourtant non colonisés. Nous avons pris en considération plusieurs paramètres morphologiques des colonies et effectué des prélèvements sédimentologiques qui ont été ensuite analysés et comparés entre eux à l’aide de tests statistiques et de régressions linéaires. Nous montrons que, en baie du Mont Saint-Michel, les Hirondelles de rivage ne semblent pas choisir leur site de nidification en fonction de la nature du sédiment contrairement à ce que proposait une étude précédente menée sur un site continental. Au sein de chaque site, seules des différences très ténues ont été trouvées entre les secteurs colonisés et ceux qui ne l’étaient pas. Les hirondelles ont toutes choisi la même strate sédimentaire et ce, quelque soit le site. Le choix de cette strate est lié sans doute à la limitation du   risque de submersion mais aussi au fait que la strate sommitale qui supporte la végétation est plus difficile à excaver en raison de la présence de racines et de rhizomes. Les caractéristiques du matériel sédimentaire s’avèrent toutefois structurant pour la  profondeur des tunnels.

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