Océanite de Wilson en Antarctique

29082017

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L’Océanite de Wilson, le plus petit oiseau de l’Antarctique

RECHERCHE

Ma prochaine expédition en Antarctique (début novembre 2017 – début mars 2018) à la base Dumont-d’Urville en Terre Adélie sera l’occasion d’étudier les déplacements de l’Océanite de Wilson. Ce projet est conduit avec des collègues du CNRS (Syrasbourg, Chizé) et du MNHN (CRBPO). D’une masse oscillant entre 35 et 45 gr, cet oiseau est capable de déplacements très importants pendant sa migration puisqu’il est régulièrement observé dans l’hémisphère nord jusqu’à des latitudes élevées. Les colonies d’Océanites de Wilson sont présentes dans l’archipel de Pointe Géologie dans lequel est installée la base polaire française de l’IPEV, à la périphérie du continent Antarctique. Toutefois, cet oiseau est capable de nicher dans des secteurs rocheux affleurants à plus de 100 km à l’intérieur du continent blanc. Les distances parcourues par cette espèce approchent vraisemblablement celles de la Sterne arctique, soit près de 40.000 km par an. 25 oiseaux seront équipés de GLS cette année.




Examens de qualification

29082017

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L‘acquisition de l’autorisation de capture des oiseaux passe par un examen national supervisé par des membres du Muséum National d’Histoire Naturelle

EXAMEN NATIONAL DE QUALIFICATION

Je participerai comme jury aux examens nationaux de qualification des bagueurs sur le site du Vigueirat du 15 au 21 août.

Ces stages pratiques se dérouleront lors d’un stage de formation régional du lundi au vendredi. Les évaluations des candidats seront faites sur l’ensemble des aspects théoriques et pratiques de l’activité des bagueurs. Les qualifiants doivent avoir lu les consignes qui figurent sur le site du CRBPO. Les cours donnés à l’occasion de cet examen ont été remis à jour (introduction, matériel, techniques de capture, bagues et marques, stratégies de mue, formule alaire), certains sont totalement nouveaux (CRBPO, biométrie, évolution et biologie, hygiène et santé).




Birdwatching au Svalbard

27082017

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Morses

EXPEDITION

Une nouvelle expédition en août 2017 au Svalbard dans la région du Kongsfjörden et autour de Longyearbyen a permis d’observer plusieurs espèces de cet archipel. Oie à bec court, Bernache nonnette, Bernache cravant, Eider à duvet, Harelde boréale, Lagopède alpin, Plongeon catmarin, Fulmar boréal, Grand Gravelot, Bécasseau violet, Labbe parasite, Guillemots de Brünnich et à miroir, Macareux moine, Mergule nain, Pingouin torda, Mouette tridactyle, Goéland bourgmestre, Sterne arctique, Bruant des neiges mais également le Phoque barbu, le Phoque veau-marin, le Petit Rorqual, le Renard polaire, le Rennes du Svalbard, une colonie de morses et un mâle d’Ours polaire.




Birdwatching en Islande

29072017

islande

Jökulsarlon

VOYAGE

Un voyage réalisé fin juin tout autour de l’Islande a permis d’observer en période de nidification la plupart des espèces nicheuses de l’île. Oies à bec court et cendrée, Bernache nonnette, Cygne chanteur, Canards chipeau, siffleur, colvert, pilet, souchet, Sarcelle d’hiver, Fuligules morillon et milouinan, Tadorne de Belon, Eider à duvet, Arlequin plongeur, Macreuse noire, Harelde boréale, Garrot d’Islande, Harles bièvre et huppé, Lagopède alpin, Plongeons catmarin et imbrin, Grèbe esclavon, Fulmar boréal, Puffin des anglais, Fou de Bassan, Grand Cormoran, Cormoran huppé, Pygargue à queue blanche, Huîtrier pie, Pluvier doré, Grand Gravelot, Chevalier gambette, Courlis corlieu, Barge à queue noire, Tournepierre à collier, Bécasseau variable, Bécasseau violet, Bécassine des marais, Phalaropes à bec étroit et à bec large, Grand Labbe, Labbe parasite, Guillemots de Troïl, de Brünnich et à miroir, Pingouin torda, Macareux moine, Mouettes tridactyle et rieuse, Goélands cendré, bourgmestre, brun, argenté et marin, Sterne arctique, Pigeon biset, Hibou des marais, Faucon émerillon, Faucon gerfaut, Grand Corbeau, Troglodyte mignon, Traquet motteux, Merle noir, Grive mauvis, Etourneau sansonnet, Bergeronnette grise, Roitelet huppé, Pipit farlouse, Bruant des neiges, Sizerin flammé.




Rôle des habitats originaux, refuges et de substitution pour les oiseaux

15052017

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Un marais, habitat privilégié par la Gorgebleue à miroir dans la réserve naturelle de la Pointe d’Arçay

ARTICLE

Un article paraîtra dans Biodiversity and Conservation : Godet L., Harmange C., Marquet M. Joyeux E., Fournier J. 2017. Difference in home-ranges sizes of a bird in its original, refuge and substitute habitats challenges the relevance of focusing conservation and studies in anthropogenic habitats

Many species now live in anthropogenic habitats that may constitute either refuges when their original habitats were destroyed, or substitute habitats when they offer functional similar features that attract them. It has been hypothesized that the quality of refuge habitats are lower than original ones, whereas substitute may have a similar or even a better quality. We propose to test empirically this hypothesis with the example of the Bluethroat Luscinina svecica namnetum, an endemic subspecies of bird of the French Atlantic coast. Through a radio-tracking survey, we compared the home-range sizes (considered here as a proxy of habitat quality) of the breeding males in their original (coastal saltmarshes), refuge (coastal salinas) and substitute (inland reedbeds) habitats. We found that home-ranges are up to 15 times larger in the refuge habitat than in the original one, and intermediate in the substitute habitat, suggesting that refuges have the lowest quality and original habitats the best. This result challenges the development of conservation programs as well as the generalizability of the studies on the ecology of species developed in anthropogenic habitats because they may only constitute refuges of a low quality.

 




Migration des oiseaux à travers le Proche Orient

23042017

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Routes migratoires entre l’Eurasie et l’Afrique

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Routes suivies par des Cigognes noires marquées en Estonie

RECHERCHE

Un nouveau projet de recherche est en cours de préparation. Il concerne le suivi de la migration des espèces de passereaux qui fréquentent les zones humides lors de leurs haltes migratoires dans la région de Proche Orient. Une fois le choix des espèces migratrices effectués, les oiseaux seront équipés de GLS ou de GPS sur leurs sites de reproduction dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est. Les données recueillies permettront de mesurer l’importance de certaines haltes migratoires localisées le long des cours d’eau mésopotamiens principalement, le Tigre et l’Euphrate de la Turquie jusqu’à la vaste région des marais du Chatt-et-Arab qui débouche sur le golfe Persique.




Populations françaises du Grimpereau des bois

15122016

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Grimpereau des bois

RECHERCHE

2017 marquera la fin du programme national sur le polymorphisme des populations nicheuses du Grimpereau des bois en France. 28 bagueurs répartis sur tout le territoire national ont participé depuis 2011 à ce projet. Les oiseaux ont fait l’objet de plusieurs mesures, aile, tarse, bec, ongle, queue, masse et de photographies de certains points clés de leur plumage. Des plumes ont été prélevées pour une étude génétique complémentaire menée par des collègues du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Près de 300 individus ont été capturés lors de ce programme dans le Nord-Est, l’Ouest, le Jura, le Massif Central, les Alpes, les Pyrénées et la Corse. Des captures complémentaires seront réalisées l’année prochaine dans les forêts du Massif du Jura et dans les forêts de l’Orne et de l’Ille-et-Vilaine pour finaliser le programme.

Même si les analyses génétiques et de plumage ne sont pas terminées, il est d’ores-et-déjà possible de faire une première analyse sur le polymorphisme des populations nicheuses du Grimpereau des bois à partir des mesures biométriques. Les oiseaux de Corse sont plus grands que les autres et les oiseaux de l’Ouest plus petits que les autres populations françaises. Les populations restantes (Nord-Est, Jura, Massif-Central et Pyrénées) sont intermédiaires et ne présentent pas de différences entre-elles. La population des Alpes est un peu à part puisqu’elle diffère de celles du Massif Central et du Nord-Est mais pas du Jura, ni des Pyrénées.




Birdwatching en Tasmanie

1102016

Résultats de recherche d'images pour « manchot pygmée »

Manchot pygmée

VOYAGE

Mon 3ème voyage en Tasmanie pendant 15 jours (mars) pour visiter les forêts d’eucalyptus de ce pays et tenter d’observer une ou plusieurs des 12 espèces d’oiseaux endémiques de cette île parmi les 240 espèces présentes (près de 350 avec les espèces rares et accidentelles). Ce sera également l’occasion d’observer plusieurs des espèces mythiques de mammifères comme le diable de Tasmanie, le wallaby de Bennett, le wombat commun, l’échidné ou, plus rare, l’ornithorynque.




Océanite de Wilson en Antarctique

1092016

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L’Océanite de Wilson, le plus petit oiseau de l’Antarctique

RECHERCHE

Ma prochaine expédition en Antarctique (début décembre 2016 – fin février 2017) à la base Dumont-d’Urville en Terre Adélie sera l’occasion d’initier un projet de recherche sur les déplacements de l’Océanite de Wilson. Ce projet, en phase de test, sera conduit en collaboration avec des collègues du CNRS et du MNHN. D’une masse oscillant entre 35 et 45 gr, cet oiseau est capable de déplacements très importants pendant sa migration puisqu’il est régulièrement observé dans l’hémisphère nord jusqu’à des latitudes élevées. Les colonies d’Océanites de Wilson sont présentes dans l’archipel de Pointe Géologie dans lequel est installée la base polaire française de l’IPEV, à la périphérie du continent Antarctique. Toutefois, cet oiseau est capable de nicher dans des secteurs rocheux affleurants à plus de 100 km à l’intérieur du continent blanc. Les distances parcourues par cette espèce approchent vraisemblablement celles de la Sterne arctique, soit près de 40.000 km par an.




Déplacements inattendus chez les mâles de Gorgebleue à miroir

20082016

Jérôme Fournier

La Gorgebleue à miroir, espèce caractéristique des marais salants

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans Alauda : Harmange C., Godet L., Marquet M., Dietrich J., Monnet S., Grégoire E., Eybert M.-C. et Fournier J. 2016. Déplacements inattendus chez des mâles de Gorgebleue à miroir blanc Luscinia svecica namnetum en période de nidification.

During a radiotracking survey on 61 different males of Bluethroat Luscinia svecica namnetum from 2012 to 2015 in three different sites, we found that 8 males joined remote areas, at 300 to 900meters fromtheir regular territory and home range. Thesemovements occurred at dawn and dusk, but also at day. Such movements are not recorded in the literature and we propose four different hypotheses to explain them: the existence of “hidden leks”, a male poly-territoriality, the look for food or for a shelter from predators.




Birdwatching au Brésil

3082016

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Toucan toco

VOYAGE

Mon 18ème voyage au Brésil pendant 3 semaines (septembre-octobre) dans la Serra do Mar, cordillère recouverte par la Mata Atlântica, forêt qui compte de très nombreuses espèces endémiques. Le seul parque estadual da Serra do Mar (315.000 ha) compte 373 espèces d’oiseaux, soit environ la moitié des espèces qui existent dans toute la Mata Atlântica. Idem pour les 111 espèces de mammifères recensés et qui représentent la moitié des espèces de mammifères de cette forêt mythique.




Examens de qualification

3082016

Jérôme Fournier

L’acquisition de l’autorisation de capture des oiseaux passe par un examen national supervisé par des membres du Muséum National d’Histoire Naturelle

EXAMEN NATIONAL DE QUALIFICATION

Je participerai comme jury aux examens nationaux de qualification des bagueurs sur le site du Fort-Vert du 22 au 27 août et sur le site de Moëze du 5 au 10 septembre 2016 avec Olivier Dehorter.

Ces stages pratiques se dérouleront lors d’un stage de formation régional du lundi au vendredi. Les évaluations des candidats seront faites sur l’ensemble des aspects théoriques et pratiques de l’activité des bagueurs. Les qualifiants doivent avoir lu les consignes qui figurent sur le site du CRBPO. Les cours donnés à l’occasion de cet examen ont entièrement été mis à jour (introduction, matériel, techniques de capture, bagues et marques, stratégies de mue, formule alaire), certains sont totalement nouveaux (CRBPO, biométrie, biologie).




Birdwatching au Svalbard

2082016

Barnacle-Goose

Bernache nonnette

EXPEDITION

Une nouvelle expédition en août 2016 au Svalbard dans la région du Kongsfjörden et autour de Longyearbyen a permis d’observer plusieurs espèces de cet archipel. Oie à bec court, Bernache nonnette, Eider à duvet, Harelde boréale, Lagopède alpin, Plongeon catmarin, Fulmar boréal, Grand Gravelot, Bécasseau violet, Labbe parasite, Guillemots de Troïl, de Brünnich et à miroir, Macareux moine, Mergule nain, Pingouin torda, Mouette tridactyle, Goéland bourgmestre, Sterne arctique, Bruant des neiges mais également le Phoque barbu, le Phoque annelé, le Petit Rorqual, le Renard polaire, le Rennes du Svalbard et un mâle d’Ours polaire.




Les paysages complexes sont sélectionnés par les espèces rares

19072016

Jérôme Fournier

Marais salants

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans Acta Ornithologica : Godet L., Devictor V., Burel F., Robin J.-G., Ménateau L., Fournier J. 2016. Extreme landscapes decrease taxonomic and functional bird diversity but promote the presence of rare species.

Human activities may generate geometrical landscape (i.e. composed of rectilinear and repetitive landscape units) structures that can significantly influence the spatial distribution of birds. While bird distribution in various landscape types has been extensively studied, the role played by landscape configuration and composition in different facets of bird diversity remains unclear. Here, these two main components of landscape characteristics (i.e. configuration and composition) are disentangled and their relative influence on three different facets of bird assemblages: taxonomic and functional characteristics, and the presence of rare species, is tested. We chose four large coastal salinas of Western France as a relevant model of geometrical and human-dominated landscapes where each landscape unit can be easily identified and mapped. The landscape characteristics of these sites were mapped and quantified. Then, terrestrial breeding birds were sampled in 172 point-counts using a standardized protocol. 69 diurnal terrestrial bird species were detected and considered in analyses (waterbirds and owls excluded). Landscape composition was found to have a higher influence on bird communities than landscape configuration, which fits with the “landscape composition hypothesis”. More specifically, the most “extreme” landscapes — those with low terrestrial surface areas, low landscape richness and diversity, low cohesion, and very patchy landscapes with complex geometrical shapes — host the lowest bird taxonomic abundance, richness and diversity and functional richness, but are characterized by the presence of rare species (mainly wetland specialist species, e.g. Reed Bunting Emberiza schoeniclus and species with restricted ranges e.g. Bluethroat Luscinia svecica namnetum). Our results suggest that conservation plans in such geometrical and human-dominated habitats should not only focus on one aspect of landscape characteristics or one aspect of biological diversity but also consider the adverse effects of landscape characteristics on these different facets.




Baguage à Banneg

19062016

Jérôme Fournier

Océanite tempête (Hydrobates pelagicus)

DYNAMIQUE DE POPULATION

A Banneg, entre Molène et Ouessant, sous la direction de Bernard Cadiou, capture de près de 720 océanites en 3 nuits.




Effet de l’abondance du benthos sur la localisation des limicoles sur l’estran

13062016

Eurasian-Oystercatcher

Huîtrier-pie

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans Estuarine, Coastal and Shelf Science : Ponsero A., Sturbois A., Desroy N., Le Mao P., Jones A., Fournier J. 2016. How do macrobenthic resources concentrate foraging waders in a large megatidal sandflat?

The relationship between foraging shorebirds, macrobenthos and sedimentary parameters has been widely studied across Western Europe. Megatidal areas have large zones uncovered when the water retreats. Consequently, in such cases, the tide also influences foraging activities. This paper examines the use of an intertidal space by waders to define how macrobenthic resource concentrates foraging activity of birds in a large megatidal sandflat. This approach combines accurate spatial distribution of waders (Oystercatcher, Eurasian curlew, Bar-tailed Godwit and Redknot) according to their activity with ecological/biological parameters. A differential exploitation of the flat is clearly shown, with macrobenthic biomass appearing as one of the main explanatory factor for the four species considered on the western part of the bay and altitude (shore elevation) in the eastern part. The novelty of this study relates to the large area, also presumed to be a functional unit, while considering at the same time the singularities of the different parts of the flat. This multi-scale approach identifies important factors influencing the differential distribution patterns observed. The different selected parameters present an important variability in their contribution, underlining the complexity of explaining the distribution of foraging birds. Consequently, the study of such complex phenomena needs to consider additional variables to improve the relevance of explanatory models.




Bird-watching en Guadeloupe

19012016

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Puffin d’Audubon (Puffinus lherminieri)

VOYAGE

Une nouvelle mission en Guadeloupe qui se déroule en janvier 2016 qui aura pour principal objectif la biologie marine. L’occasion sera également donnée d’observer lors des sorties en mer plusieurs espèces d’oiseaux marins dont le Noddi brun, les Sternes fuligineuse, bridée et des Antilles, le Pélican brun, les Fous brun et à pieds rouges, la Frégate superbe de même que les Phaétons et avec un peu de chance le Puffin d’Audubon.




Phénotypes du Grimpereau des bois

9112015

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Indice biométrique construit autour des mesures du bec, du tarse, de l’ongle et de la masse des G. des bois

PHENOTYPE

Un programme national sur les populations nicheuses du Grimpereau des bois existe depuis 2011. 27 bagueurs ont participé et mesurés près de 267 oiseaux sur l’ensemble du territoire français, corse incluse. L’objectif était de mesurer au moins 20 individus par grande région française. Il manque encore des données pour l’Ouest et le Jura. Pour mettre en évidence les éventuelles différences de phénotype entre les différentes populations, un indice biométrique a été créé en se basant sur les longueurs du bec, du tarse, de l’ongle et sur la masse des oiseaux. Des différences significatives ont été trouvées entre les régions et notamment la Corse qui se distingue du reste des populations françaises et l’Ouest qui se distingue également des autres régions. Ce bilan provisoire, devra être confirmer par des données nouvelles qui seront récoltées l’année prochaine.

Pour télécharger le bilan 2015 fichier pdf




Ornithologie à Crozet, Kerguelen et Amsterdam

6112015

 Manchot royal Aptenodytes patagonicus King Penguin

Colonie de Manchots royaux à Kerguelen

EXPEDITION

Une mission dans les Terres Australes (TAAF), à Crozet, Kerguelen et Amsterdam se déroulera de novembre à décembre 2015. L’objectif de cette mission relèvera de la biologie marine. Jérôme Fournier (CNRS), Chef d’Opération Hyperbare, aura pour responsabilité d’organiser les plongées et de mener à bien les campagnes de cartographie acoustique du Golfe du Morbihan à partir de la base de Port-aux-Français. Ce sera aussi l’occasion d’observer toute la vie marine pendant le voyage à bord du Marion Dufresne et lors des escales à Crozet et Amsterdam où des plongées seront organisées à partir du bord. Nous observerons le Manchot royal, le Manchot papou, le Gorfou sauteur et le Gorfou doré mais aussi de très nombreuses espèces d’Albatros (hurleur, à sourcils noirs, à tête grise, à bec jaune, fuligineux à dos sombre et à dos clair, d’Amsterdam), de Pétrels et de Puffins, d’Océanites, de Prions, les Cormorans de Crozet et de Kerguelen, le Petit Chionis, le Goéland dominicain, le Fou austral, le Labbe antarctique et des Sternes sans oublier le Canard d’Eaton et les surprises habituelles.

Côté mammifères, nous verrons aussi les Otaries à fourrure de Kerguelen et d’Amsterdam, les Eléphants de mer du sud et sans doute le Dauphin de Commerson, la Baleine franche australe, la Baleine à bosses, l’Orque et le Léopard de mer…




Effets des paysages hétérogènes sur la diversité taxonomique et fonctionnelle et l’abondance des espèces

5112015

Jérôme Fournier

La Gorgebleue à miroir, espèce caractéristique des marais salants

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans Acta Ornithologica : Godet L., Devictor V., Burel F., Robin J.G., Ménanteau L. et Fournier J. 2016. Extreme landscapes decrease taxonomic and functional bird diversity but promote the presence of rare species.

Human activities may generate geometrical landscape structures that can significantly influence the spatial distribution of birds. While the distribution of birds in various landscape types has been extensively studied, the role played by landscape configuration and composition on different facets of bird diversity remain unclear. Here, we disentangle two main components of landscape characteristics (configuration and composition) and test their relative influence on three different facets of bird assemblages (taxonomic and functional characteristics, and the presence of rare species). We mapped and quantified the characteristics of four large coastal salinas of Western France made of highly geometrical and human-dominated landscapes and sampled terrestrial breeding birds in 172 point counts using a standardized protocol. We found that landscape composition had a higher influence on bird communities than landscape configuration, what fits with the “landscape composition hypothesis”. More specifically the most “extreme” landscapes (landscapes with low surfaces of terrestrial areas, low landscape richness and diversity, low cohesion, and highly patchy landscapes with complex geometrical shapes), tend to decrease bird taxonomic abundance, richness and diversity and functional richness, but promote the presence of rare species. Our results suggest that conservation plans in such geometrical and human-dominated habitats should not only focus on either one aspect of landscape characteristics or on one aspect of biological diversity but consider the adverse effects of landscape characteristics on these different facets.




Pied à coulisse

28102015

Jérôme Fournier

Mesure du tarso-métatarse à l’aide d’un pied à coulisse

PRATIQUE

Une notice sur l’utilisation du pied à coulisse est en ligne sur le site du CRBPO (accessibles aux bagueurs seulement). Il présente les résultats de l’enquête et rappelle les préconisations du CRBPO en matière de biométrie. Fournier J., Dehorter O., Fiquet P., Henry P.-Y. 2015. Utilisation du pied à coulisse. CRBPO, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, 12 p.

Suite à l’enquête nationale sur la biométrie et dans un souci d’amélioration de la qualité des mesures prises par les bagueurs, le CRBPO propose une notice sur l’utilisation du pied à coulisse. Rappelons que cet instrument est préconisé pour la plupart des mesures biométriques qui concernent la tête, le bec, le rachis, le tarso-métatarse et l’ongle. L’utilisation du pied à coulisse est simple dès lors que l’on en connait le fonctionnement. Nombreux sont les candidats à la qualification qui ne savent pas correctement se servir de cet instrument essentiel et présent dans les mallettes des bagueurs. Il existe trois types de pied à coulisse disponibles sur le marché : le pied à coulisse classique, le pied à coulisse à cadran et le pied à coulisse numérique. Ces instruments sont proposés en métal, en plastique ou en carbone (Fig. 1). La précision des pieds à coulisse classique varie du 1/10ème de mm (0,1), 1/20ème de mm (0,05) au 1/50ème de mm (0,02). Celle des pieds à coulisse à cadran et des pieds à coulisse numérique varie du 1/10ème de mm (0,1) au 1/100ème de mm (0,01). Cette notice a pour objet d’aider les aides-bagueurs, les qualifiants et les bagueurs à correctement utiliser cet instrument dans le cadre de mesures de routine liées aux programmes du PNRO où la biométrie serait indispensable.

Le plus grand soin doit être apporté lors de la lecture de la mesure pour éviter les erreurs, quel que soit le modèle de pied à coulisse utilisé. Dans ce but, le CRBPO recommande l’utilisation d’un pied à coulisse numérique qui seul permet de garder le taux d’erreur de lecture minimal. Les modèles en acier, plus robustes et plus fiables, sont préférables aux modèles en plastique. La précision requise est le 1/10ème de mm. Si le pied à coulisse utilisé propose une précision supérieure au 1/10ème de millimètre, il faut arrondir la mesure au 1/10ème le plus proche. Ces consignes n’ont pour d’autre but que de faire prendre conscience des qualités et des défauts de chaque modèle de pied à coulisse.

Le pied à coulisse est l’instrument principal pour de nombreuses mesures, à savoir la distance tête-bec (TB), bec-crâne (BC), bec-plumes/cire (BP), bec-narine (BN), la hauteur du bec (BH), l’épaisseur du bec (EB), mais aussi la longueur du tarso-métatarse (LT), son diamètre (ET), des ongles (LD, LG) voire le diamètre du rachis (ER), l’écartement inter-mandibulaire (EC) pour les bec-croisés ou d’autres mesures non précisées dans le guide de saisie comme le diamètre et la hauteur de la protubérance cloacale par exemple. Signalons que la mesure du tarso-métatarse (LT) est connue pour être plus répétable que la longueur de l’aile pliée (LP) mesurée à l’aide d’un réglet avec butée. LT est un meilleur indicateur de la taille d’un individu que LP. De fait, dans nombre d’études, seule LT est prise, sans mesure de LP.

Nous recommandons donc aux bagueurs d’effectuer la mesure de LT régulièrement dès lors que cela s’avère possible, tout d’abord pour en acquérir la pratique et la maîtrise, puis pour enrichir la base de données biométriques nationale avec cette mesure (LT) qui devrait être la mesure de référence lorsqu’on cherche à caractériser la taille d’un individu. Enfin, pour pouvoir mettre en œuvre cette mesure s’il s’avérait qu’elle devienne une mesure obligatoire dans certains protocoles.




Oiseaux du Massif du Mont-Blanc

16082015

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Cassenoix moucheté

SEJOUR

Du 8 au 16 août, nous avons pu observer la plupart des espèces du Massif du Mont-Blanc dont l’Aigle royal, le Cassenoix moucheté, le Chocart à bec jaune, la Niverolle alpine, L’Accenteur alpin, le Crave à bec rouge, la Fauvette babillarde, le Trogolodyte mignon, le Merle noir, le Rougegorge familier, le Grosbec casse-noyau, la Rousserolle verderolle, le Sizerin flammé, le Gobemouche noir, l’Hirondelle de rochers, le Pinson des arbres, le Pipit spioncelle, le Pipit des arbres, le Cincle plongeur, le Pouillot fitis, le Grand Corbeau, le Roitelet huppé, le Merle à plastron, la Mésange boréale, la Mésange noire, la Mésange bleue, la Mésange charbonnière, le Rougequeue noir, le Traquet motteux, le Rougequeue à front blanc, le Bec-croisé des sapins, des loges de pics, la Bergeronnette grise, la Fauvette à tête noire, la Sitelle torchepot, des plumes de Tétras lyre, le Geai des chênes, le Moineau domestique, le Grimpereau des bois, le Venturon montagnard, le Verdier d’Europe, le Pigeon ramier, le Pipit farlouse, la Grive draine.




Examens de qualification

29072015

examen

L’acquisition de l’autorisation de capture des oiseaux passe par un examen national supervisé par des membres du Muséum National d’Histoire Naturelle

STAGE PRATIQUE DE QUALIFICATION

Je participerai comme jury aux examens nationaux de qualification des bagueurs sur le site du Fort-Vert du 23 au 28 août avec Olivier Dehorter et sur le site de Moëze du 7 au 12 septembre 2015 avec Pierre Fiquet.

Ces stages pratiques se dérouleront lors d’un stage de formation régional du lundi au vendredi. Sous réserve des conditions locales, le stage pratique se scinde en trois parties :

  • Matin : Baguage en autonomie complète.
  • Après-midi : Cours et épreuves.
  • Soirée : Baguage en groupe avec les stagiaires en formation.

Les évaluations des candidats seront faites sur l’ensemble des aspects théoriques et pratiques de l’activité des bagueurs.




Enquête nationale sur la biométrie

17072015

Jérôme Fournier

Mesure biométrique sur un Phragmite aquatique

ENQUETE

Le rapport de l’enquête nationale sur la biométrie est en ligne sur le site du CRBPO. Il présente les résultats de l’enquête et rappelle les préconisations du CRBPO en matière de biométrie. Fournier J., Dehorter O., Fiquet P., Provost R., Henry P.-Y., Jiguet F. 2015. Enquête nationale sur la biométrie. CRBPO, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, 39 p.

Une enquête nationale sur les mesures biométriques a été proposée par le CRBPO à tous les bagueurs entre octobre 2014 et février 2015. 35% des bagueurs généralistes et spécialistes ont répondu. L’objectif était de mieux cerner les pratiques des bagueurs dans le cadre de travaux de recherche qui utilisent les données biométriques ; la standardisation des données restant un problème majeur dès lors qu’un nombre important d’intervenants participe à la création de données. 24 questions portaient sur le type d’instrument utilisé par mesure biométrique, si certaines mesures étaient effectuées régulièrement ou non, si certaines d’entre elles posaient des difficultés, sur les instruments utilisées pour peser les oiseaux, sur le nombre de pesons possédés et la fréquence de tarage. Enfin, des questions portaient sur le modèle de peson utilisé pour peser 3 espèces d’oiseaux représentatives des espèces les plus régulièrement capturées par les bagueurs de France métropolitaine. Elles portaient également sur les auto-contrôles réalisés ou non selon certaines circonstances et enfin sur la précision adoptée pour mesurer la longueur de l’aile (LP) et certaines autres à l’aide d’un réglet.

 




Birdwatching en Islande

10072015

L1140439

Grand Pingouin

VOYAGE

Un voyage réalisé mi-juillet tout autour de l’Islande a permis d’observer en période de nidification la plupart des espèces nicheuses de l’île. Oies à bec court et cendrée, Bernache nonnette, Cygne chanteur, Canards chipeau, siffleur, colvert, pilet, souchet, Sarcelle d’hiver, Fuligules morillon et milouinan, Tadorne de Belon, Eider à duvet, Arlequin plongeur, Macreuse noire, Harelde boréale, Garrot d’Islande, Harles bièvre et huppé, Lagopède alpin, Plongeons catmarin et imbrin, Grèbe esclavon, Fulmar boréal, Puffin des anglais, Fou de Bassan, Grand Cormoran, Cormoran huppé, Pygargue à queue blanche, Huîtrier pie, Pluvier doré, Grand Gravelot, Chevalier gambette, Courlis corlieu, Barge à queue noire, Tournepierre à collier, Bécasseau variable, Bécasseau violet, Bécassine des marais, Phalaropes à bec étroit et à bec large, Grand Labbe, Labbe parasite, Guillemots de Troïl, de Brünnich et à miroir, Pingouin torda, Macareux moine, Mouettes tridactyle et rieuse, Goélands cendré, bourgmestre, brun, argenté et marin, Sterne arctique, Pigeon biset, Hibou des marais, Faucon émerillon, Faucon gerfaut, Grand Corbeau, Troglodyte mignon, Traquet motteux, Merle noir, Grive mauvis, Etourneau sansonnet, Bergeronnette grise, Roitelet huppé, Pipit farlouse, Bruant des neiges, Sizerin flammé.




Colonies d’Hirondelles de rivage

8072015

colonie

Colonie d’Hirondelle de rivage en baie du Mont Saint-Michel

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans la Revue d’Ecologie (Terre et Vie) : Fournier J., Corbeau A. et Le Mao P. 2016. Morpho-sédimentologie des sites naturels littoraux colonisés par l’Hirondelle de rivage (Riparia, riparia).

L’Hirondelle de rivage Riparia riparia revient annuellement sur un même site pour y établir une colonie. Ces sites sont naturels ou d’origine anthropique mais toujours soumis à des changements permanents. L’espèce se caractérise par sa capacité à creuser des tunnels dans lesquels elle mène à bien son cycle de reproduction. Plusieurs auteurs ont tenté d’identifier les critères utilisés par les hirondelles pour choisir un site favorable à l’installation d’une colonie Parmi les nombreux paramètres qui peuvent contribuer à expliquer la localisation des colonies, les paramètres morpho-sédimentaires ont été assez peu documentés. Parmi les facteurs abiotiques, la composition des particules du sol semble jouer un rôle important dans la profondeur des tunnels qui est directement proportionnelle au succès de reproduction. L’objectif de cet article est de contribuer à combler cette lacune à partir de travaux réalisés sur deux colonies situées en domaine littoral. Il s’agit d’étudier l’effet supposé des paramètres morpho-sédimentaires sur la présence et la disposition des tunnels, leur profondeur et si les sites colonisés possèdent des caractéristiques différentes des sites proches, favorables en apparence et pourtant non colonisés. Nous avons pris en considération plusieurs paramètres morphologiques des colonies et effectué des prélèvements sédimentologiques qui ont été ensuite analysés et comparés entre eux à l’aide de tests statistiques et de régressions linéaires. Nous montrons que, en baie du Mont Saint-Michel, les Hirondelles de rivage ne semblent pas choisir leur site de nidification en fonction de la nature du sédiment contrairement à ce que proposait une étude précédente menée sur un site continental. Au sein de chaque site, seules des différences très ténues ont été trouvées entre les secteurs colonisés et ceux qui ne l’étaient pas. Les hirondelles ont toutes choisi la même strate sédimentaire et ce, quelque soit le site. Le choix de cette strate est lié sans doute à la limitation du   risque de submersion mais aussi au fait que la strate sommitale qui supporte la végétation est plus difficile à excaver en raison de la présence de racines et de rhizomes. Les caractéristiques du matériel sédimentaire s’avèrent toutefois structurant pour la  profondeur des tunnels.



Gorgebleues à miroir et habitats

12042015

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Gorgebleue à miroir équipée d’un radio-émetteur

ECOLOGIE SPATIALE

Cette année, les domaines vitaux des Gorgebleues à miroir (Luscinia svecica namnetum) seront étudiés dans un milieu proche de leur habitat naturel à la Pointe d’Arçay au sein de la Réserve Naturelle Nationale, dans les marais salants du Mès (Loire-Atlantique) et dans les roselières de la Grande-Brière dans la Réserve Naturelle ‘Pierre Constant’. L’objectif de ce projet est de mieux documenter la forme et de la taille des domaines vitaux au niveau intra-spécifique et dans plusieurs types d’habitats. Soutenu par le CRBPO, ce projet s’inscrit dans l’Axe 3 du Programme National de Recherche Ornithologique.

A la Pointe d’Arçay, 13 mâles ont été équipés d’émetteurs VHF. Leurs déplacements sont ensuite suivis pendant 3 semaines de jour comme de nuit par Estelle Malo (M1 Univ. Rennes). Le travail de terrain a été effectué par Jérôme Fournier, Laurent Godet (CNRS) et Alain Thomas avec l’aide des partenaires de l’ONCFS, de l’ONF et le soutien du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin.

Dans les marais salants du Mès, 13 mâles ont été équipés également d’émetteurs VHF par Jérôme Fournier avec l’aide de Laurent Godet, Matthieu Marquet et de l’équipe du Pr Arild Johnsen (National Museum of  Natural History d’Oslo). Ils seront suivis pendant 21 jours par Clément Harmange (M2 Univ. Angers). A noter que plusieurs mâles, déjà équipés en 2014 et 2013 ont été contrôlés.

Dans les roselières de la Grande Brière, 17 mâles ont pu être équipés par la même équipe. Ils seront suivis pendant la même durée par Julie Dietrich (M1 Univ Rennes). Ce projet est réalisé au sein du Parc Naturel Régional de la Grande Brière qui assure le financement de l’étude.

L1100241

Détection d’une Gorgebleue à miroir et localisation de sa position




Communication MNHN

25032015

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Mesure du tarso-métatarse au pied à coulisse

COMMUNICATION

Les résultats partiels de l’enquête nationale portant sur la biométrie ont été présentés devant l’Assemblée Générale annuelle du CRBPO au Muséum National d’Histoire Naturelle le 21 mars 2015. Un rapport complet sera préparé et diffusé prochainement à toute la communauté des bagueurs français.




Domaines vitaux des Gorgebleues à miroir

24022015

Jérôme Fournier

Gorgebleue à miroir capturée équipée d’un émetteur VHF

ARTICLE

Un article vient de paraître dans la revue Journal of Ornithology : Godet L., Marquet M., Eybert M.C., Grégoire E., Monnet S., Fournier J. Bluethroats Luscinia svecica namnetum offset landscape constraints by expanding their home range.

 

The highly fragmented landscape structures of coastal salinas are known to result in decreased terestrial bird abundance, species richness and diversity but to promote original assemblages dominated by specialist species, such as the Bluethroat Luscinia svecica namnetum. This species is mainly found at the core of these salinas, where the landscape characteristics are a priori the most hostile for terrestrial birds. The aim of this study was to test whether indivuduals of a specialized species like the Bluethroat may offset such landscape constraints by expanding their home ranges. We therefore radio-tracked 21 males in 2013 and 2014 in the salinas of the Marais du Mès (Parc Naturel Régional de Brière, Western France). The data of the 18 best-monitored males were used to carry out a hierarchical partitioning of variance to test the relative influence of ladnscape characteritics, individual characteristics and distance to other males on their home-range sizes. We found that landscape characterisics were the factors that best explained home range sizes. Home-range sizes were significantly smaller in diversified landscapes composed of tidal creeks and salt-marsh patches and tended to be larger in landscapes dominated by the aquatic matrix consisting of water ponds. The results of this study demonstrate that although a few bird species are able to select a priori hostile landscapes, they can offset such constraints by expanding their home-range size.




Phylogéographie du Grimpereau des bois

24022015

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Grimpereau des bois capturé en Auvergne

ARTICLE

Un article vient de paraître dans la revue Biological Journal of the Linnean Society : Pons J.M., Thibault J.C., Fournier J., Olioso G., Rakovic M., Tellini Florenzano G. et Fuchs J. Genetic variation among Corsican and continental populations of the Eurasian treecreeper (Aves: Certhia familiaris) reveals the existence of a palaeoendemic mitochondrial lineage.

 

In this study we investigate the phylogenetics of the Eurasian treecreeper (Certhia familiaris), a forest passerine with a wide Palaearctic range including the Corsica Island, using 3 mitochondrial genes and 3 nuclear introns, and its phylogeographic history using the COI gene. Our phylogenetics results, including 8 of the 10 subspecies currently recognized, support the monophyly of C. familiaris with respect to its Indo-Asian sister species C. hodgsoni. C. familiaris comprises two lineages that diverged during the mid-Pleistocene (ca 1 Myr): one paleoendemic lineage has an allopatric range nowadays restricted to the Corsica Island and the Caucasus region whereas the second one, more recent and widespread, is distributed over most of Eurasia and in northern China. The most likely scenario that may explain such a pattern is a double colonization of the western Palaearctic from the eastern range of the species. During the middle Pleistocene period, a first lineage expanded its range up into Europe but did not persist through glacial cycles except in Corsica and the Caucasus region. Later, during the upper Pleistocene, a second lineage began to diversify around 0.09 Myr, spreading towards the western Palaearctic from a unique refuge likely located in the eastern Palaearctic. Apart from C. f. corsa, our results suggest that subspecies previously described on morphological grounds in Europe do not correspond to divergent genetic lineages and as such do not possess distinct evolutionary history. Our study highlights the important conservation value of the Corsican treecreeper and emphasizes the major role of mature pine forests in the evolution of endemic bird taxa in Corsica.




Ornithologie à Dumont-d’Urville

20102014

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Colonie de Manchots adélie au pied de la base Dumont-d’Urville, Terre Adélie

EXPEDITION

Une mission en Antarctique, à la base Dumont-d’Urville (TAAF) se déroulera en décembre 2014 et janvier 2015. L’objectif de cette mission relève avant tout de la biologie marine. Jérôme Fournier (CNRS), Chef d’Opération Hyperbare, aura pour responsabilité d’organiser les plongées sous banquise pour récolter les organismes benthiques nécessaires aux expériences, dans une eau à -1,75°. Comme au début de l’année 2014 lors d’une première mission, il sera possible de participer avec les ornithologues de la base aux travaux ornithologiques du CEBC de Chizé et d’Ecophysiologie de Strasbourg. Un suivi de la construction des nids des Manchots adélie sera mené.

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Manchots adélie en période de reproduction

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Vue sur la banquise




Oiseaux forestiers à la mangeoire

13102014

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Mésange huppée

FIDELITE A LA MANGEOIRE

Cet hiver, nous suivrons mensuellement l’évolution de plusieurs espèces de passereaux fidèles à la mangeoire dans un environnement boisé en Vendée (la Bernardière). Les mésanges bleues et charbonnières constituent de loin les espèces dominantes avec près de 80% des captures. Toutefois d’autres espèces des milieux boisés, comme les Mésanges huppées ou les Sittelles torchepots, sont présentes dans les captures. Ce suivi fait parti du programme SPOL-mangeoire organisé nationalement par le CRBPO à Paris. L’objectif de ce programme hivernal est de documenter sur le long terme les stratégies d’hivernage des passereaux communs en France.

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Sitelle torchepot

 

 




Birdwatching au Svalbard

15092014

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Kongsfjörden

EXPEDITION

Une expédition réalisée en août et début septembre 2014 au Svalbard dans la région du Kongsfjörden et autour de Longyearbyen a permis d’observer plusieurs espèces de cet archipel. Oie à bec court, Bernaches nonnette et cravant, Eider à tête grise, Eider à duvet, Harelde boréale, Lagopède alpin, Plongeon catmarin, Fulmar boréal, Tournepierre à collier, Grand Gravelot, Bécasseaux violet et variable, Labbe parasite, Guillemots de Troïl et à miroir, Macareux moine, Pingouin torda, Mouette tridactyle et ivoire, Mouette de Sabine, Goélands marin, bourgmestre, à ailes blanches, Sterne arctique, Bruant des neiges.




Régime alimentaire du Bécasseau maubèche

18082014

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Bécasseau maubèche à la recherche de bivalves

ARTICLE

Un article paraîtra prochainement dans la revue Journal of Sea Research : Sturbois A., Ponsero A., Desroy N., Le Mao P. et Fournier J. Exploitation of intertidal feeding resources by the Red Knot Calidris canutus under megatidal conditions. Nous montrons que le Bécasseau maubèche exploite l’ensemble de l’estran pour trouver sa nourriture puisque près de 50 espèces de proies dont une majorité de mollusques (Donax vittatus) composent son régime alimentaire.

 

The feeding ecology of the red knot has been widely studied across its wintering range. Red knots mainly select bivalves and gastropods, with differences between sites due to variation in prey availability. Shorebird’s diet is also influenced or controlled by the tidal regime. The aim of this paper is to demonstrate the adaptation of foraging red knots to the megatidal environment. The variation in their diet during tidal cycles was studied in the bay of Saint-Brieuc, a functional unit for this species. The method used combined macrofauna, distribution of foraging birds and diet data. Comparative spatial analyses of macrofauna and distribution of foraging red knots have shown that the bay’s four benthic assemblages are exploited by birds. By analysing droppings, we highlighted that bivalve molluscs are the main component of their diet, as shown in most overwintering sites. Fifteen types of prey were identified and Donax vittatus was discovered to be a significant prey item. The relative proportion of each main prey item differs significantly depending on the benthic assemblage used to forage. All available benthic assemblages and all potential feeding resources can be used during a single tidal cycle, reflecting an adaptation to megatidal conditions. This approach develops accurate knowledge about the feeding ecology of birds which managers need in order to identify optimal areas for the conservation of waders based on the areas and resources actually used by the birds.

 




Baguage d’une Marouette de Baillon

11082014

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Marouette de Baillon juvénile baguée à Genêts (50) le 11 août 2014

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Deuxième Marouette de Baillon juvénile photographiée à Genêts (50) le 14 août 2014

CAPTURE OCCASIONNELLE

Cette jeune Marouette de Baillon (Zapornia pusilla) a été capturée à Genêts (50) dans la roselière du Mont Manet. Il s’agit de la première capture de cette espèce dans ce secteur mais elle avait déjà été observée ici même le 12 août 2005. Seule, la capture d’une jeune Marouette de Baillon, le 5 août 1997 dans les marais de Trunvel (29), est plus précoce dans la saison. Une autre capture précoce fut réalisée le 12 août 2005 en Loire-Atlantique. L’observation de cette espèce est très rare en France et sa capture l’est encore plus. La longueur de son aile pliée est de 83 mm, la longueur du bec jusqu’au crâne est de 19,5 mm, celle du bec et de la tête est de 37,5 mm, la longueur du tarse est de 25 mm et sa masse est de 36 grammes. Un deuxième individu a été capturé et bagué sur le même site le 16 août 2014 après avoir été préalablement photographiée le 14.

 




Migration des paludicoles en baie du Mont-Saint-Michel

5072014

Jérôme Fournier

Rousserolle effarvatte sur une pince de bagueur !

MIGRATION

Du 5 au 25 août, la station de baguage de Genêts ouvrira comme chaque année pour suivre la migration des passereaux paludicoles et du Phragmite aquatique dans le cadre du Plan National d’Action du Phragmite aquatique. Ce sera pour nous l’occasion de participer aux nouveaux protocoles du Programme National de Recherche Ornithologique élaborés par le CRBPO. La roselière de Genêts est ainsi suivie annuellement depuis presque 15 ans et presque 10000 oiseaux ont été bagués. Cette station gérée par Sébastien Provost et Jérôme Fournier participe aussi à la formation des aides-bagueurs ; cette année encore, environ 5 aides-bagueurs viendront se former aux techniques du baguage.




Combien de bagues ?

21062014

Jérôme Fournier

Combinaison de bagues couleurs sur une Gorgebleue à miroir

ARTICLE

Un article est paru dans la revue Alauda : Fournier J. et Moisan L. Optimisation du marquage d’oiseaux par la pose de bagues couleurs. Nous invitons les bagueurs intéressés par la pose de bagues couleurs à se le procurer.

 

La pose de bagues couleurs est un acte courant pour individualiser les oiseaux. Une combinaison de bagues couleurs permet de retrouver le numéro unique inscrit sur la bague métal. Les bagues couleurs permettent de contrôler à distance les oiseaux, ce qui a pour principal intérêt d’éviter de les re-capturer. Bien que prévues pour perturber le moins possible l’oiseau dans ses mouvements quotidiens, plusieurs travaux ont montré des effets notables sur le choix du partenaire, la reproduction ou la prédation. Il n’est généralement pas nécessaire ou pas possible de capturer des centaines ou des milliers d’individus pour étudier la biologie ou l’écologie des Passereaux. Pour étudier une petite population d’oiseau, il est possible de bénéficier d’un grand nombre de combinaisons sans poser un grand nombre de bagues. Poser moins de bagues apporte plus de confort à l’oiseau et un gain de temps appréciable lors de sa manipulation. Cet article propose des solutions aux bagueurs qui désirent optimiser le nombre de bagues couleurs à poser. Les propositions mathématiques montrent qu’il est préférable d’utiliser systématiquement la bague métal comme faisant partie de la combinaison. Cela permet d’augmenter très significativement le nombre de combinaisons et de réduire le nombre de bagues à poser. Poser seulement deux bagues couleurs en plus de la bague métal offre suffisamment de combinaisons pour la plupart des études ornithologiques de terrain.




Birdwaching en Mongolie

3062014

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A la recherche de l’Accenteur de l’Himalaya (3000 m)

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Les dunes du Gobi

EXPEDITION

Une petite expédition organisée par Sébastien Provost (GONm) a emmené un groupe d’ornithologues en Mongolie pendant 15 jours (mai-juin). Nous avons pu observer près de 210 espèces d’oiseaux tout au long des 3000 km du parcours qui a traversé des déserts de roches et de sable, des montagnes et des forêts. Parmi les observations remarquables signalons l’Oie cygnoïde, l’Oie à tête barrée, le Cygne chanteur, le Tadorne casarca, le Canard de Chine, la Macreuse à ailes blanches, la Perdrix choukar, les Vautours moine et de l’Himalaya, l’Aigle des steppes, le Busard d’Orient, le Pygargue de Pallas, les Buses féroce et de Chine, la Buse du Japon, les Grues demoiselle et à cou blanc, le Gravelot de Leschenault, le Pluvier oriental, le Chevalier stagnatile, les Bécasseaux de Temminck, à long doigts, à cou roux, le Bécassin d’Asie, les Bécassines à queue pointue et de Swinhoe, la Mouette relique, les Goélands ichthyaète et de Mongolie, la Sterne caspienne, la Guifette leucoptère, le Syrrhapte paradoxal, le Pigeon des rochers, la Tourterelle orientale, le Coucou oriental, le Martinet de Sibérie, les Faucons de l’Amour et sacre, les Pie-gièches isabelle, brune, des steppes, le Podoce de Henderson, le Choucas de Daourie, le Corbeau oriental, les Alouettes de Mongolie, de Swinhoe et hausse-col, l’Hirondelle pâle, la Mésange azurée, la Rémiz couronnée, les Pouillots brun, de Pallas, à grands sourcils, de Hume, à pattes claires, à pattes sombres, de Sibérie, de Schwarz, les Rousserolles à gros bec et isabelle, la Locustelle de Pallas, la Fauvette naine, les Gobemouches brun, de la taïga, la Calliope sibérienne, la Rougequeue aurore, le Tarier de Sibérie, les Traquets pie, du désert et isabelle, les Grives de Sibérie, dorée, à gorge noire, à gorge rousse, à ailes rousses, l’Etourneau roselin, les Bergeronnettes citrine et de l’Amour, les Pipits de Richard, de Godelwski, à dos olive, les Bruants à calotte blanche, à longue queue, à cou gris, nain, rustique, masqué, de Pallas, les Roselins de Mongolie, cramoisi, à dos rouge, la Linotte à bec jaune, le Moineau des Saxaouls et la Niverolle du Père David.

Dr Jérôme Fournier CNRS MNHN Station Marine




Domaines vitaux des Gorgebleues à miroir

3052014

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Gorgebleue à miroir

ECOLOGIE DU PAYSAGE

L’étude des domaines vitaux des Gorgebleues à miroir (Luscinia svecica namnetum) dans les marais salants du Mès est entré dans sa deuxième année. L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle des structures spatiales sur le contrôle de la forme et de la taille des domaines vitaux de cette espèce. Il s’inscrit dans le programme européen ECOSAL-Altantis avec le soutien du Parc Naturel Régional de Grande Brière. Soutenu par le CRBPO, ce projet s’inscrit dans l’Axe 3 du Programme National de Recherche Ornithologique.

11 mâles ont été équipés d’émetteurs VHF. Leurs déplacements sont ensuite suivis pendant 3 semaines de jour comme de nuit. Le travail de terrain a été effectué par Jérôme Fournier et Laurent Godet (CNRS), Mathieu Marquet (PNR) et Christophe Sauser.

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Avec Christophe Sauser, Ornithologue IPEV Terre Adélie

Dr Jérôme Fournier CNRS MNHN Station Marine




Communication MNHN

24032014

Impression

Alulas de Grimpereaux des bois

COMMUNICATION

Le programme portant sur l’évaluation du polymorphisme de Grimpereau des bois a été présenté lors de l’Assemblée Générale annuelle du CRBPO au Muséum National d’Histoire Naturelle le 23 mars 2014. Les résultats préliminaires montrent que les populations de Corse se distinguent nettement des populations continentales. Voir la présentation

Dr Jérôme Fournier CNRS MNHN Station Marine




Plasticité phénotypique du Grimpereau des bois

15032014

 

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Grimpereau des bois

BIOGEOGRAPHIE

L’évaluation du polymorphisme des populations nicheuses de Grimpereau des bois (Certhia familiaris) en France constitue est inscrit dans l’Axe 3 du Programme National de Recherche Ornithologique du CRBPO. Un des résultats attendus de ce porgramme est de mieux détecter les individus nordiques (C. f. familiaris Linnaeus, 1758) provenant de migrations occasionnelles en connaissant mieux les phénotypes des différentes sous-espèces présentes en France : macrodactyla C.L. Brehm, 1831 et corsa E.J.O. Hartert, 1905. En parallèle, une étude phylogéographique est menée par Jean-Marc Pons (MNHN) sur l’origine et l’endémicité de l’avifaune corse dans laquelle C. f. corsa est incluse. Les résultats de ces deux programmes seront confrontés à terme. L’objectif est de capturer 20 individus par grande région française. A ce jour, les régions du Nord-Est et du Massif Central ont atteint cet objectif. Pour les régions Ouest, Pyrénées, Alpes, Jura et Corse, le travail continue. Chaque oiseau fait l’objet de plusieurs mesures biométriques, l’aile, la queue, le bec, le tarso-métatarse et l’ongle ainsi que la masse. Des photographies des différentes parties de l’oiseau sont prises systématiquement.

Pour l’instant 125 individus ont été capturés en France par près de 25 bagueurs. La direction de ce programme est assurée par Jérôme Fournier (CNRS).

Dr Jérôme Fournier CNRS MNHN Station Marine




Baguage en Terre Adélie

10032014

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Recherche d’un poussin de Pétrel des neiges

EXPEDITION

Une mission en Terre Adélie à la base Dumont-d’Urville  ayant pour objectif principal les recherches sur le benthos de l’archipel de Pointe Géologie s’est déroulée pendant les mois de janvier et février 2014. Parmi les participants, Cyril Gallut (MNHN) et Jérôme Fournier (CNRS) ont eu le privilège, avec leur équipe, de plonger sous la banquise pour récolter des échantillons de benthos et installer des dispositifs expérimentaux. Parallèlement, il a été possible de participer avec les ornithologues VSC de la base aux travaux ornithologiques menés par les équipes du CEBC de Chizé et d’Ecophysiologie de Strasbourg. Les espèces présentes sur le site étaient le Damier du Cap, le Fulmar antarctique, le Labbe de McCormick, le Manchot adélie, le Manchot empereur, l’Océanite de Wilson, le Pétrel des neiges et le Pétrel géant.

petrel

Pétrel des neiges

adelie

Manchots adélie

plonge

Sortie de plongée

Dr Jérôme Fournier CNRS MNHN Station Marine







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